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La lagune Aghien en Côte d’Ivoire et ci-contre : Prolifération de cyanobactéries dans le lac Victoria au Kenya. © Inra, JF Humbert

Un nouveau projet international pour surveiller et protéger les ressources en eau potable de surface en Afrique

Le lancement du programme WaSAf (Protecting surface water sources in Africa) a eu lieu le 8 février 2016 à Abidjan (Côte d’Ivoire). Dans le cadre d’une collaboration internationale portée par l’Inra et associant plusieurs instituts et universités françaises et africaines, WaSAf a pour objectif de mettre en place une surveillance, une gestion et une protection durable des ressources en eau potable de surface en Afrique.

Mis à jour le 08/01/2018
Publié le 09/02/2016
Mots-clés : AFRIQUE - EAU POTABLE

La lagune Aghien en Côte d’Ivoire. © Inra, JF Humbert
La lagune Aghien en Côte d’Ivoire © Inra, JF Humbert
L’importance croissante des enjeux liés aux ressources en eau douce de surface couplée à la raréfaction et/ou à la dégradation de leur qualité génèrent des tensions qui mettent en péril leur utilisation durable. En Afrique, l’état trophique - c’est-à-dire la teneur en matières nutritives - et sanitaire de ces ressources est encore mal connu et ne fait pas encore l’objet de surveillance sur le long terme. De même, les actions engagées pour leur protection et/ou leur restauration sont souvent limitées alors qu’il devient urgent de les mettre en place en raison des signes de dégradation de ces écosystèmes.

WaSAf, protéger les systèmes aquatiques continentaux de surface utilisés pour la production d’eau potable en Afrique

Coordonné par l’Inra, le projet WaSAf - Protection des ressources en eau potable de surface en Afrique - vise à :

  • mettre en place une démarche d’évaluation et de surveillance de la qualité actuelle et future des eaux de trois lacs africains utilisés pour alimenter trois grandes capitales africaines ;
  • préparer, avec les gestionnaires et décideurs locaux, les premières mesures à prendre pour une gestion durable de ces écosystèmes et pour leur préservation et/ou leur restauration.

Les trois sites d’étude sont le Lac de Guiers (Sénégal) qui alimente une partie importante de la population de la ville de Dakar, les baies du Nord du Lac Victoria, qui alimente la population de Kampala (Ouganda) et la lagune Aghien qui, dans un proche avenir, constituera une ressource complémentaire d’eau potable pour la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

WaSAf, en pratique

Prolifération de cyanobactéries dans le lac Victoria au Kenya. © Inra, JF Humbert
Prolifération de cyanobactéries dans le lac Victoria au Kenya © Inra, JF Humbert
Mobilisant des équipes de recherche françaises et africaines travaillant dans le domaine des sciences de l'environnement et des sciences humaines, le projet WaSAf a pour objectif de :

  • construire pour chaque écosystème un tableau de bord qui répertorie les indicateurs sélectionnés et les propositions d’objectifs à atteindre pour ces indicateurs à différentes échelles temporelles ;
  • hiérarchiser les pressions s’exerçant sur les écosystèmes aquatiques et leurs bassins versants et leurs liens avec les usages et activités sur ces territoires ;
  • mettre en place une surveillance sur le long terme de la qualité de ces ressources en eau et construire des arbres décisionnels chargés d’orienter les acteurs ;
  • créer des observatoires des écosystèmes aquatiques utilisés pour la production d’eau potable qui auront notamment pour but d’assurer la gestion des données et de fournir un appui scientifique aux décideurs et gestionnaires dans leurs actions ;
  • mettre en place les premières mesures de protection des écosystèmes aquatiques ;
  • analyser et comparer les atouts, faiblesses, opportunités et menaces concernant la gouvernance de la filière eau dans les trois pays africains pour proposer des schémas alternatifs de gouvernance tout en impliquant l’ensemble des acteurs de la filière eau, depuis les ressources naturelles jusqu’à l’eau distribuée.
     

Le projet WaSAf repose sur une association étroite et un partage d’expérience entre les partenaires africains et français, qu’ils soient académiques ou institutionnels. Il a pour but de renforcer les démarches déjà mises en place dans chaque pays et tiendra compte des spécificités propres à chacun d’eux. A terme, les approches et actions initiées au cours du WaSaf sont susceptibles d’être appliquées à d’autres plans d’eau de la zone intertropicale.

Plus d’informations sur le projet WaSAf : http://humbert19.wix.com/wasaf 

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Jean-François Humbert Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (UPMC, CNRS, Inra, IRD, Universités Paris Diderot et Paris Est Créteil Val-de-Marne)
Contact(s) presse :
Inra service de presse (01 42 75 91 86)
Département(s) associé(s) :
Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques
Centre(s) associé(s) :
Versailles-Grignon

Le projet WaSAf en chiffres

11 partenaires

En France :
- Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (UPMC, CNRS, Inra, IRD, Universités Paris Diderot et Paris Est Creteil Val-de-Marne), Paris
- Centre alpin de recherche sur les réseaux trophiques des écosystèmes lacustres (Inra, Université de Savoie), Thonon-les-Bains
- Unité Biodiversité marine, exploitation et conservation (IRD, Ifremer, Université de Montpellier, CNRS), Montpellier
- Unité Molécules de communication et adaptation des microorganismes (CNRS, MNHN), Paris

En Côte d’Ivoire :
- Institut Pasteur, Abidjan
- Université Jean Lorougnon Guede, Daloa
- Institut d’Ethnosociologie, Univ. Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

En Ouganda :
- Université Makerere, Kampala
- Institut national de recherche sur les ressources halieutiques (Nafirri), Jinja

Au Sénégal :
- Université Cheikh Anta Diop, Dakar

• Un financement de 1 million d’euros par le Fonds français pour l’environnement mondial sur une période de quatre ans (2015-2019) et des financements complémentaires de 4 millions d’euros par l’Agence française de développement.