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Femelle d'abeille terricole andrène récoltant du pollen sur trèfle violet;. © Inra, CARRE Serge

Seulement 2% des espèces d’abeilles sauvages participent significativement à la pollinisation des cultures

La contribution économique des abeilles sauvages à la production des cultures est importante. Cette activité pollinisatrice est limitée à un nombre restreint d’espèces d’abeilles, mais sa valeur économique est équivalente pour les abeilles sauvages et les abeilles domestiques. Publiés dans Nature Communications par une équipe internationale impliquant l’Inra et le CNRS, ces résultats montrent également les faibles liens entre un service écosystémique important économiquement (la pollinisation des cultures entomophiles) et la conservation des espèces menacées.

Mis à jour le 19/06/2015
Publié le 19/06/2015

La pollinisation par les insectes est un service écosystémique important pour la production agricole mondiale. Des travaux menés par l’Inra et le CNRS avaient chiffré ce service rendu par les insectes pollinisateurs à 153 milliards d’euros en 2005, soit 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale. Domestiques ou sauvages, les abeilles sont les acteurs majeurs de cette pollinisation des cultures.

Femelle d'abeille terricole andrène récoltant du pollen sur une fleur de pommier.. © © INRA, CARRE Serge
Femelle d'abeille terricole andrène récoltant du pollen sur une fleur de pommier. © © INRA, CARRE Serge

Une équipe internationale impliquant l’Inra et le CNRS a examiné les données issues de 90 études sur la pollinisation des cultures par les abeilles sauvages et domestiques réalisées sur cinq continents. Leurs travaux ont rassemblé des données sur près de 74 000 abeilles appartenant à 785 espèces butinant les fleurs des cultures. Les chercheurs ont conclu que seule une petite minorité d’espèces sauvages fournit l’essentiel des services de pollinisation des cultures : 80 % de ces services proviennent du butinage par 2 % d'espèces sauvages, les plus communes. Pourtant les communautés d'abeilles sauvages contribuent en moyenne pour plus de 3 000 dollars par hectare à la production agricole, c'est-à-dire un montant équivalent à la contribution des abeilles domestiques.

Ces résultats suggèrent qu'une stratégie basée sur la seule maximisation des services écosystémiques aurait peu de chances d'assurer la conservation des espèces rares et menacées. Les efforts de conservation ne devraient donc pas se focaliser exclusivement sur le maintien des services écosystémiques, mais privilégier des approches génériques de conservation des habitats et des espèces.

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Santé des plantes et environnement
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Provence-Alpes-Côte d'Azur

En savoir plus

David Kleijn & al. Delivery of crop pollination services is an insufficient argument for wild pollinator conservation, Nature Communications, 16 juin 2015, DOI: 10.1038/ncomms8414