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Dossier de presse de l'Inra. Salon international de l'Agriculture 2018

Cultivons la biodiversité, pour une agriculture et une alimentation durables

Focus CRB Citrus

  

Mis à jour le 23/02/2018
Publié le 22/02/2018

CARTE D’IDENTITÉ    

NOM : Centre de Ressources Biologiques Citrus
EMPLACEMENT : San Giuliano
DATE DE CRÉATION : 1958
COLLECTION : plus de 1 100 variétés d’agrumes cultivées sur 14 hectares, provenant d’une cinquantaine de pays. C’est la plus riche en diversité de mandariniers
OBJECTIF : enrichir, conserver et diffuser la diversité des agrumes
Le CRB permet de développer des recherches depuis la génomique jusqu’à la sélection participative de nouvelles variétés d’agrumes avec les acteurs des filières méditerranéennes et tropicales. Ces travaux ont un impact local, régional, national et international en lien avec les filières agrumes concernées.

 

Vergers de clémentine. © Cirad, Thibault Poullet
© Cirad, Thibault Poullet
COUP DE CHAUD POUR LA CLÉMENTINE DE CORSE

Ornée de deux feuilles vertes, la clémentine de Corse fait fureur sur les étals des marchés. Petite, brillante, sans pépin, elle est particulièrement appréciée pour son goût acidulé. Son taux d’acidité élevé est d’ailleurs l’un des critères de l’appellation Indication géographique protégée (IGP) dont elle bénéficie depuis 2007. La coloration incomplète de la peau est également une autre typicité (le fameux petit cul vert !). Seulement voilà ! Depuis une quinzaine d’années, ces fruits, issus du croisement naturel de l’orange et de la mandarine, perdent un peu plus vite leur acidité tandis que la perte de la couleur verte de la peau est retardée. Le coupable ? Le réchauffement climatique ! Au centre de ressources biologiques de San Giuliano, les chercheurs de l’Inra et du Cirad ont observé que la hausse des températures en automne, pendant la maturation des fruits, accélère la respiration des clémentines et entraîne une surconsommation d’énergie. Les fruits puisent dans leurs réserves d’acide pour compenser cette dépense, et le taux d’acidité chute ! De plus, comme la décoloration verte de la peau, par la dégradation de la chlorophylle, est activée par des températures fraîches, elle s’opère plus tardivement alors que la pulpe est mûre. Pour contrer ces effets et sauvegarder le caractère des clémentines de Corse, les agronomes étudient différentes pistes. A partir des nombreuses ressources du CRB - qui abrite plus de 70 sortes de clémentines, ils cherchent par exemple à identifier des variétés mieux adaptées à un climat plus doux, produisant des fruits naturellement plus acides ou plus tardifs, ou des porte-greffes qui ralentissent la perte de l’acidité de la clémentine. Au-delà de ce travail de sélection, ils analysent aussi l’influence des pratiques agricoles des arboriculteurs sur l’acidité et la coloration des clémentines. Car la nature des sols, l’irrigation, l’enherbement des vergers ou encore le type d’agriculture ont aussi un impact sur la qualité des fruits.

Le +

Clémentine détouré. © Fotolia
© Fotolia

 

Le conservatoire de San Giuliano constitue l’une des quatre plus grandes collections d’agrumes au monde et la plus au nord dans l’aire de répartition des agrumes !